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Cybersécurité : ce qu’il faut retenir du FIC 2021

Cybersécurité : ce qu’il faut retenir du FIC 2021

À quelques mois de la présidence française du Conseil de l’Union européenne (UE), de janvier à juin 2022, c’est un Forum international de la cybersécurité (FIC) 2021 largement axé sur la cyberdéfense européenne et la collaboration public-privé qui a clos ses portes, le jeudi 9 septembre à Lille.

 

Pendant trois jours, des milliers de visiteurs ont pu observer les innovations et solutions de Thales, Orange Cyberdéfense ou Atos, ainsi que plusieurs centaines d’autres entreprises dont les stands étaient savamment installés aux côtés de ceux des ministères des Armées et de l’Intérieur, mais aussi de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) et de différentes régions. En plus de figures politiques françaises, Margaritis Schinas, vice-président de la Commission européenne, a fait le déplacement pour signifier l’importance de la souveraineté numérique européenne. Les venues de Margrethe Vestager et Thierry Breton, autres commissaires européens, avaient également été annoncées.

 

Le salon a été l’occasion pour les secteurs public et privé d’effectuer différentes annonces et donner un nouvel élan à la cybersécurité européenne en cette rentrée 2021, quelques jours après l’annonce de plusieurs dizaines de milliards d’investissements aux États-Unis pour renforcer la cybersécurité du pays.

770 recrutements de cybercombattants supplémentaires

En visite au FIC le mercredi 8 septembre, la ministre des Armées Florence Parly a annoncé le recrutement de 770 “cybercombattants” supplémentaires d’ici à 2025 au sein des armées, de la Direction générale de l’armement (DGA) et de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Le ministère prévoyait initialement 1100 recrutements. L’objectif pour la France est de disposer de 5000 cybercombattants capables de travailler sur trois axes essentiels de la défense nationale : l’anticipation de cybermenaces, la détection d’attaques et les opérations de réponses aux incidents. Cette “armée” sera en partie basée à Rennes, au Commandement de la cyberdéfense (ComCyber), unité opérationnelle créée en 2017.

 

Début 2021, le président de la République Emmanuel Macron avait annoncé un plan national pour la cybersécurité doté d’un budget de 1 milliard d’euros, dont 720 millions de financements publics et le reste dédié au privé. La stratégie nationale doit suivre plusieurs axes : développement de solutions souveraines de cybersécurité ; renforcement des liens et synergies entre acteurs de la filière ; soutien à l’adoption de solutions cyber par les individus, entreprises, collectivités et l’État ; formation de jeunes et professionnels aux métiers de la cybersécurité ; soutien au développement des entreprises de la filière via un abondement en fonds propres.

Une stratégie nationale en “phase d’opérationnalisation”

“Cette stratégie se trouve aujourd’hui dans sa phase d’opérationnalisation”, a affirmé le gouvernement, ce jeudi 9 septembre. Pour concrétiser ces propos, Cédric O, secrétaire d’État chargé de la Transition Numérique et des Communications Électroniques, a d’ailleurs dévoilé lors d’un déplacement au FIC trois appels à projets dans le cadre de la stratégie nationale. Ceux-ci mobiliseront au moins 250 millions d’euros du budget national pour la cybersécurité.

 

Le premier, qui sera clôturé le 15 octobre, vise à soutenir le développement de technologies innovantes et critiques en cybersécurité, telles que la détection des cyberattaques ou les solutions de chiffrement. Le deuxième, pour lequel les candidatures doivent être déposées avant le 16 novembre, entend développer la mutualisation des données de cybersécurité entre acteurs du secteur, le but étant d’accroître la connaissance des menaces. Cet appel à projets doit être déployé au sein du Campus Cyber.

 

Le troisième, également en lien avec le Campus Cyber, dont l’État détiendra moins de 50 % du capital, vise à soutenir les projets innovants au sein de cet établissement public-privé, qui doit désormais ouvrir ses portes en janvier 2022, et non plus à l’automne 2021 comme initialement prévu, a annoncé Michel Van Den Berghe, président du campus. Celui-ci a également indiqué que des projets de campus similaires sont à l’étude à Lille, Rennes et dans les Pays de la Loire.

Source : lesnumeriques.com
Auteur : Patrick Randall
Date de publication : 10 Septembre 2021



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